Monthly Archives: August 2011

The Inbetweeners / Les Boloss

En résumé: une série comique britannique à succès sur la vie sociale ratée de quatre ados s’abîme dans la bêtise la plus banale en se transformant en film – un naufrage !

Ah, The Inbetweeners. The misadventures of seventeen-year-old English schoolboy Will McKenzie (Simon Bird), catapulted out of private school luxury into the state system after his parents’ divorce, briefcase in hand, sticking out like a sore thumb. It’s been less than a year since Monsieur D. and I – late to the party – finally discovered the Channel Four teenage comedy show, devouring the first series on DVD on the train back from the Dinard British Film Festival. We laughed ourselves silly. It can’t have been easy for the people in our immediate vicinity in the carriage. Unfortunately on the basis of The Inbetweeners the film, it seems that we weren’t the only ones laughing ourselves into the world of stupid – how can all that comic promise have come to this?

I’m actually starting to wonder if the first series really was all that funny – the brilliantly awkward situations, the original take on the trials of sixth form life, the social satire – there was crudeness for sure, but it worked. Didn’t it? Perhaps I should go back and check. The film sees Will and his cohort of not-quite-but-nearly-total-loser mates Simon (Jo Thomas), Neil (Blake Harrison) and Jay (James Buckley) heading off to Greece for a post-A level sun-fest. Beyond that there really isn’t much by way of storyline or dramatic tension: you’re just waiting to see what next point-and-laugh social disaster will befall the group.

sun, sea and chundering everywhere

One striking aspect of the show which has carried on into the film is the way the lads’ various trials by humiliation have got ever worse over time. The show has long left the realm of the even vaguely plausible into the land of overblown idiocy – Jackass style, ever seeking to outdo itself. We get lot sof ‘turds and puking’ humour – which I have nothing against as an entrée for something more interesting, but not as a main course – with little else. Every character gets roundly humiliated so there’s due diligence on that front – clothes are stolen, kissing couples are vomited on, older ugly women are dry humped, fat women are described as beached whales (charming as it comes)… as for the fate of the clueless foursome, I barely cared.

It was hard to completely hate a film featuring characters I once remember having me in stitches, but it’s basically all gone to pot. I think it’s time to put The Inbetweeners to bed, but I wouldn’t put it past them to roll out a sequel given the film’s spectacular box office success. As for me, it was all too much like the bad booze cruise that served as its dramatic ‘climax’, it left me grumpy, hungover and like I’d wasted my time. Luckily I didn’t vomit all over anyone, though.

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Cop Out – Top Cops

In a nutshell: Mlle L. comes out as not only a Tarantino fan, but also as a Willis one. Bruce Almighty will gun down any one between him and his precious baseball card, stolen by a memorabilia-obsessed ruffian. If you don’t want to finish like that dude and enjoy Kevin Smith and Tracy Morgan’s humour, go here.

En résumé : Mlle L. piaffe d’impatience tant Monsieur D et Miss J se font attendre et relance sa liste de DVD discutables et peu chers en nous offrant les aventures comico-policières de Bruce Willis, à la recherche de sa vignette de baseball la plus précieuse, subtilisé par un nuisible inconscient, fan de ce sport. Cliquez ici, ça va défourailler.

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Captain America: First Avenger

Franglaisreview is back after the Summer break, hopefully to last. To start the new season Mlle L. talks about the latest Marvel production,  the scare power of nazis, and the sex appeal of American custom agents.

Sans surprise, Captain America est un film sympathique et estival, aussi profond qu’une BD empruntée à la bibliothèque locale pour lire à la plage, avec au moins le mérite d’être un franc divertissement.

Après quelques lourdingues catastrophes type Thor, face auxquelles nous n’avions eu dernièrement pour maigre alternative que la pénible et didactique nouvelle vague philosophante et dépressive (X-Men, par exemple, qui incarne le stéréotype du super-héros filmé en grisâtre qui marche tête baissée sous la pluie en se demandant “pourquoi la vie la mort la condition humaine tout ça”), on est en fait assez heureux de retrouver un film de super héros classique et sans prétentions. Captain America rappelle les deux premiers volets de Spider-Man: c’est bien fait, bien cousu, pas malin, mais vraiment pas mauvais.

Vraiment pas mauvais, le gringalet ... dixit Mlle L.

L’histoire est distrayante : gringalet courageux, le jeune Steve Rogers (charmant Chris Evans), par l’entremise des soins délicats d’un “bon Allemand”, scientifique estampillé par le Pentagone (Stanley Tucci, toujours délicieux), deviendra le gentil et héroïque Captain America, dont les muscles sont à l’image du courage: très grands. Le tout sous l’oeil bougon et, naturellement, éminemment réjouissant de Tommy Lee Jones, qui incarne avec grand bonheur un Colonel à l’accent rural et aux idiomes fleuris. Et c’est comme ça qu’alliant sens du sacrifice et super pouvoirs bioniques, notre brave garçon gagnera la guerre à lui tout seul, apportant ainsi un répit bienvenu aux troupes épuisées par l’effort, et volera le coeur du lieutenant Carter (gentille et presque incolore Hayley Atwell).

Le réalisateur Joe Johnston se rachète donc honorablement, même si sans brio excessif, de l’atroce-abominable Wolfman, dont la vision était insoutenable d’ennui mou – même coincée pendant huit heures dans un avion, c’était in-regardable. Captain America, au contraire, a le grand mérite de distraire et de faire sourire, plusieurs fois.

Soyons à présent un peu cruels, en soulignant que ce succès relatif tient sans doute bien davantage au jeu des acteurs, en général tous fort honnêtes, qu’à la vision du réalisateur lui-même. Tommy Lee Jones sait très bien se débrouiller tout seul, nous en avions eu la preuve avec Dans la brume électrique; je pressens que les acteurs de Captain America auraient pu être dirigés par un pneu de tracteur, la différence n’aurait sans doute pas été notoire.

Poursuivi par un pneu de tracteur

Reconnaissons cependant au film le très grand mérite de ne pas rendre l’utilisation (constante) du numérique trop insupportable – on sent bien sûr très profondément le recours systématique à l’écran vert, mais pas au point où celui-ci devient gênant, omniprésent, dérivatif. Bel effort, donc, qu’il est primordial de souligner.

Quelques petits ridicules passagers vous feront sourire, sans cependant vous énerver: Captain America tâchant de se glisser discrètement derrière les lignes ennemies à pas de loups, mais dans un costume fluo, bon… De même que nous noterons avec amusement que, comme toujours et suivant la tradition, le soldat Allemand (ou le méchant en général), bien qu’équipé d’armes offensives longue-portée (mitraillette, pisto-lazer, peu importe), ne s’en sert JAMAIS! La règle, que le méchant suit en bon sport, l’oblige à ne dégainer son arme que lorsqu’il se tient à moins de trente centimètres du héros, afin que celui-ci puisse lui retourner un pain et le mettre KO, ce qui est plus difficile à accomplir sous un tir nourri de mitraillette à trente mètres. Sympa, les méchants.

Tout cela, vous l’aurez compris, est sans gravité et fait même partie des règles du jeu.

Mais en parlant des méchants, c’est là que le bât blesse (un peu durement): les Nazis de Captain America sont censés être pires encore que des Nazis “classiques”. Ce sont des atroces Nazis bioniques aux super pouvoirs infernaux. Tellement fous et dangereux et sans limites qu’ils font peur aux Nazis eux-mêmes. A là tête de ces Schutzstaffel thermo-nucléraires maléfiques, le Red Skull (maquillage rehaussé de numérique pas toujours très heureux, ce red skull a parfois un peu la texture du gant Mapa). Le Red Skull, c’est Hugo Weaving, tout nul.

Parfois le méchant voit rouge

Le brave garçon serait manifestement heureux d’égaler la performance de Christoph Waltz chez Tarantino. C’est un souhait louable. Mais dérisoire par son irréalisme flagrant. Weaving, c’est l’élève besogneux. Plein de bonne volonté, mais dépourvu de résultats. Les Nazis des De Funès les plus ridicules faisaient plus peur que ça. Thierry Lhermitte dans Papy fait de la résistance est, en comparaison, terrifiant de cruauté et d’incontrôlabilité suggérée.

Cette situation résume toute mon incompréhension et ma lassitude face au cinéma de ces dernières années. Qu’il s’agisse des plus minables coproductions franco-italo-allemandes des années 60 et 70 (Quel Maledetto treno blindato – Inglorious Bastards, l’original), ou bien sûr des classiques tels que Paris brûle-t-il, La traversée de Paris, The Great Escape, mais aussi plus récemment d’Amen de Costa Gavras ou de Laissez-passer de Tavernier, le Nazi d’écran était dangereux, tangiblement terrifiant. Une fois le héros pris dans ses griffes, tout pouvait arriver. La toute-puissance accordée par le Reich à ses sbires quant à la gestion par la force des autochtones récalcitrants était, à mon sens, palpable dans ces films. Comme Jean Moulin, le héros pouvait être torturé indéfiniment; exécuté immédiatement, dans la rue, au milieu des passants; déporté, parfois presque par hasard (comme pour le personnage de Delon): le Reich n’allait pas se poser de questions pour un passager de plus ou de moins dans ses trains à bestiaux; il se fallait d’un miracle pour que le héros s’en sorte. Les méchants étaient tout-puissants, le héros démuni. Même dans La Grande Vadrouille, les Nazis représentaient un vrai danger: il faut que Bourvil et son Anglais se cachent au dessus des ascenseurs ou dans les égouts, et même dans ce film grand public, on sait que l’échec signifie pour eux la mort (au mieux).

Dans Captain America, ce Red Skull est sur-puissant mais sans pouvoir. Immortel, increvable… mais inexistant. Et c’est ainsi que ce film, sympathique, divertissant, réussit le tour de force de nous présenter le Nazi sans danger, mieux, le super-horrifique-maxi-Nazi-de l’enfer-qui fait peur-avec des super pouvoirs-en plus d’être un Nazi… incapable de quoi que ce soit d’autre qu’une petite crise de colère bien dérisoire. Weaving, comme les scénaristes et le réalisateur de Captain America, auraient bien fait d’aller au cinéma plus souvent quand ils étaient petits, ils y auraient vu des films de guerre où les SS faisaient au moins un petit peu peur. De mon côté, j’affirme que ce Red Skull, Nazi dopé aux amphétamines, ne parvient pas, en matière de danger latent et de folie incontrôlée, à la cheville des agents de l’Immigration Américaine de l’aéroport de Philadelphie…

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