Monthly Archives: March 2012

Tous les Soleils

In a nutshell: And then there was silence. Mlle L. sent us a positive review of a recent French comedy. The 3 Buck DVD corner will never be the same again … Check out how Stefano Accorsi drives both his daughter and his moped crazy, but also how, after Laetitia Casta, he charmed Clothilde Courau in the movie, and Mlle L. as a spectator. What a man!

En résumé : Après une vingtaine de films étranges, bizarres, loufoques et perturbants, Mlle L. poursuit dans l’inattendu et partage avec bonhommie son plaisir à la vision d’un film (attention, retenez votre respiration) français, récent et comique (voilà, c’est fait pensez à respirer). Comme quoi, tout est possible, tout arrive, peut-être bien que finalement les mayas n’avaient pas tort, c’est la fin d’un monde. Soyez-en le témoin ici.

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Filed under Comedy

Albert Nobbs

In a nutshell: Glenn Close as a man looks like a weird mix between Conan O’Brien and a young Gabriel Byrne. I can’t add much to that because the film left me cold and rather uninterested to what should have been a fine sentimental and historical tale about the hypocrisy of Victorian society and the relativity of gender. Miss J. loved it. I can’t fathom why.

Albert Nobbs est une nouvelle de George Moore, puis une pièce de théâtre de Simone Benmussa qui valut en 1982 un Obie (prix off Broadway) de meilleure actrice à la talentueuse Glenn Close. Il lui fallut ce temps pour monter une adaptation qu’elle finit par confier au Colombien Rodrigo Garcia dont le talent n’apparait pas aussi éclatant que celui de son père, le Nobel de littérature Gabriel Garcia Marquez. Sa patte est très classique, plutôt lourde, et le rythme alangui qu’il a choisi laisse largement le temps de vérifier ses messages sur facebook, ce que ma voisine de devant s’est malheureusement empressée de faire . Trois fois. Trois envies de meurtre.

Pas de sentiments aussi violents à l’égard de ce film, mais beaucoup d’ennui et une certaine lassitude devant les figures imposées et la peu digeste sauce à laquelle elles sont apprêtées. Je crois avoir soupé du bon docteur alcoolique (B. Gleeson), de la rentière et propriétaire acariâtre (P. Collins), du voyou à gueule d’ange (A. Johnson), de la soubrette qui a le coeur comme la cuisse, bien trop léger (M. Wasikowska). Aucune surprise dans un scénario très linéaire, dans la dénonciation d’une société intolérante et hypocrite, et un certain étonnement à ce que personne ne se rende compte du travestissement des protagonistes, certes habile, mais en rien trompeur. Je n’ai pas réussi à saisir pourquoi la sorte de Charlot cireux qu’incarne Mlle Close n’a jamais été auparavant découvert.

La rencontre tragique du Vestige des Jours et de Certains l'aiment chaud : une illustration.

Dans une Irlande corsetée à l’époque victorienne, être femme et gagner sa vie est complexe. Telle est l’histoire d’Albert, femme asexuée désirant un pénis, ce qui rendrait sa vie bien plus simple et moins solitaire. Elle s’embarquera dans une histoire d’amour particulièrement idiote, ne voulant pas comprendre l’impossibilité à pouvoir se marier avec l’une de ses collègues de travail, en rien lesbienne. Tout bon lacanien fera ici son beurre car la protagoniste principale porte un nom qui la définit admirablement : Nobbs. A l’écoute, la syllabe fait penser immédiatement à “knob”, terme argotique désignant un pénis ainsi qu’un idiot … tout est dit.

Je pourrais m’apesantir sur l’un ou l’autre aspect de cette histoire, mais le film le fait très bien tout seul. Restent de très jolis décors, une délicate atmosphère mélancolique, heureusement sans pathos, et une bonne volonté flagrante qui doit expliquer toutes ces nominations à de très augustes prix. Restent également les petites étoiles dans les yeux de Miss J., rien que pour cela, que Glenn Close et Rodrigo Garcia soient remerciés.

En résumé : Une femme se déguise en homme pour avoir plus de liberté en Ireland au XIXème siècle, mais la tragédie la guette. Un film mélancolique, beau et émouvant.  

I’m not sure I can have seen the same film as Monsieur D, as I really enjoyed Albert Nobbs. Glenn Close stars as the slender, peculiar-looking Mr Nobbs, who works as a maître d’ in a fancy Dublin hotel in the nineteenth century and happens to be a woman in disguise. He lives in terror of discovery, but there’s little alternative for women wanting – or being forced – to strike out on their own economically in this era. It’s poignant to watch Albert painstakingly counting up his day’s wages every evening, packaging up his longed-for future freedom from drudgery under the floorboards.

Dating's a drag

And it really is Glenn Close who steals the show in this story – she conveys the bravery, ruthless self-discipline and rigid naivety of an individual increasingly lost in a world of her own construction . When Albert decides that it would be possible to marry and provide for a wife, his naivety sets off a chain of events which ended up lodging a elephantine lump in my throat. Whilst swilling a little too much in sentimentalism at times, I enjoyed the dreamy wistfulness peppered with Dickensian grandiosity fueling the storyline. There are odious characters, larger-than-life scoundrels and greedy exploiters aplenty, and I enjoyed (almost) every minute of it.

I’m glad that Glenn Close had the tenacity to see this project through, as she had apparently been pushing for it for decades. True, neither she nor her cross-dresser co-star look much like men – but there’s a quiet intensity to the thing which I found really admirable. The snores around me in the cinema did suggest that I might have been in a minority on this point, though.

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38 témoins

In a nutshell: A woman dies, 38 witnesses and not one called the police. A movie about shame, cowardice, engagement. It could have been deep and great, but unfortunately it is a bit of a French movie. This isn’t a compliment.

Toute personne ayant fait un tout petit peu de sociologie ou de psychologie se souviendra sans doute de l’affaire Genovese qui dans les années 1960 avait choqué l’Amérique. Dans une banlieue du Queens, Kitty Genovese se fait poignarder à de nombreuses reprises et met une demi-heure à mourir sans que les 38 riverains, témoins de l’acte, n’agissent. Comment expliquer cette passivité ? Il semblerait que plus il y a de gens, plus le sentiment de responsabilité est diffus, chacun se reposant sur les autres et ne s’impliquant guère. Autrement dit, vous êtes seul, vous êtes par définition responsable, vous êtes en groupe, vous aurez tendance à attendre que d’autres fassent le nécessaire, assument le pénible ou le laborieux. Il ne s’agit pas tant d’indifférence, ni même de lâcheté que de paresse, même si ensuite chacun peut avoir honte de ne pas s’être engagé.

Elle n'était même pas là, mais ça n'empêche pas la vergogne.

Cette honte est forte dans le dernier film de Lucas Belvaux, trop forte peut-être. Le cinéaste belge retranscrit ce fait divers dans la ville du Havre, très populaire chez les réalisateurs ces derniers mois, Miss J. étant encore émue du joli film de Kaurismäki. Ici, les bâtiments sont gris, ternes, souvent nocturnes et leurs habitants impavides ou au bord de la crise de nerfs, souvent les deux. On sent le réalisateur si scandalisé devant l’indolence de ces 38 témoins qu’il ne peut s’empêcher de les juger sévèrement, alors qu’il tente maladroitement, par des dialogues bien trop descriptifs, d’expliquer qu’à l’instar de Maigret, il préfèrerait comprendre.

Et c’est là que le bât blesse, hormis Didier Sandre, procureur superbe, et peut-être Yvan Attal, ici au jeu limité mais joliment intense, les acteurs ne me sont pas apparus crédibles, engoncés dans des dialogues maladroits, à la limite du ridicule, défendant des sentiments trop aigus, mal compris. Le personnage de Sophie Quinton a par exemple des réactions extrêmes qui font plus douter de sa santé mentale qu’augmenter le malaise moral que Belvaux semble vouloir instiller pour pousser son spectateur à la réflexion, voire à l’action. La journaliste interprétée par Nicole Garcia m’a également semblé factice et présente pour des raisons bien plus didactiques que romanesques.

- Ah , cornegidouille ... c'est vraiment les dialogues?
- Oui. Cela permettra aux gens de comprendre notre peine profonde qui se lie si bien au gris perle de ce ciel ennuagé.
- Diantre!

De plus, Belvaux pèche par ambition en explorant en parallèle de cette question morale, la désintégration d’un couple. C’est catastrophique. C’est là où l’on ne comprend que trop bien que la crise a dû forcer les producteurs à renvoyer le dialoguiste et à le remplacer par une plante verte. Funeste erreur. C’est là où l’on saisit que l’art de la distribution c’est aussi de faire jaillir des étincelles entre deux comédiens. Quinton et Attal devaient avoir plus à partager à la cantine que dans leurs scènes. Ils sont tous deux monolithiques et pas un instant n’ai-je pu croire à leur histoire d’amour.

Ne chargeons pas trop la barque, malgré un ton sentencieux et une première moitié de film particulièrement contemplative, Belvaux installe une ambiance et rend cinégénique la ville et le port. La photographie est magnifique et certaines scènes, celle d’ouverture et celle de la reconstitution, très belles, même si sans doute moins efficaces qu’espérées. C’est donc un film bancal dont le sujet central interpelle mais qui nous a laissés, je le crains, plus déçus qu’enthousiastes.

En résumé : Un port ; une fille assassinée ; un couple qui se déchire, sans raison, intensément. 38 spectateurs, et personne ne bouge. Je ne peux pas sortir de cette salle. Au secours. Au secours, venez me chercher!

Le Havre has been something of a French cinema hub of late. The previous two films I saw set there were splendid and quirky: La Fée and, well, Le Havre. Now, there is Lucas Belvaux’s 38 Témoins, and it really let the side down. Even sitting through a documentary featuring nothing but cows in a field hadn’t prepared me for the chasm of boredom about to gape open in this badly put together gloom-fest of a production.

What’s a particular shame is that it had all sounded reasonably promising. It’s based on the notorious 1960s New York case where a young woman was murdered and no one in the building who heard her screams called the police or tried to intervene. It became a focus for research on crowd psychology and why in the context of large groups, individuals are unlikely to come to the aid of a person in distress.

Oh, a boat

Unfortunately, the tale didn’t cross the Atlantic to present-day Le Havre without taking a royal battering. The same tragedy unfolds – an apartment block of 38 witnesses all claim to have heard nothing of the murder taking place, until one moody, windswept sailor (Yvan Attal) decides to break ranks and confess that the screams were ear-splitting and no one could have possibly missed them. This wreaks havoc on his relationship with his increasingly un-perky fiancée Louise (Sophie Quinton).  There is nothing plausible in how this crisis plays out between them, although it is rich in parody potential. And the neighbours are equally bewildering and unconvincing. Melodrama and angst curdle.

I also need to mention the exasperating use of boat shots. Any small measure of momentum that built up in this film was punctured by an interminable shot of some giant tanker or another looming over a grey, pitiless sea. I found myself muttering to Monsieur D that there had better be a decent reason for all those boat shots we were being subjected to – for example, the girl is still alive, on the boat, and the whole thing was a set-up or something. But no. It was just Glum Boat Shot day. This film was an absolute dirge, devoid of all psychological plausibility, and heavy-handed to boot.  And why was nobody getting on with finding out who the actual murderer was? Null points, with a side serving of harumph.

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Bovines

In a nutshell: “Do have a cow, man!” An original and almost silent documentary in white and green about cows, calves and pastures. Very peaceful, at times “moo”ving, its slow rythm and contemplative nature renders mostly moot my attempts at a review but proves that Bart Simpson is wrong, to have a cow is pretty cool and definitely relaxing.

Court documentaire de 64 minutes et le double de meuglements, Emmanuel Gras part du principe de suivre au plus prêt son sujet pour que, par ses nombreux plans rapprochés, s’installe un effet d’identification, d’empathie, de meilleure compréhension de ces imposants et placides animaux, si banals et si méconnus.

Refusant la voix off, on suit silencieux un troupeau de belles charolaises blanches paissant pacifiquement dans les pâturages de Basse Normandie. Confrontées au soleil, à la pluie, aux pommiers, à un sac en plastique et à la dureté de l’élevage qui oblige à séparer rapidement les mères de leurs veaux, ces vaches habitent avec tranquillité le cadre et nous offrent une heure apaisante. Heure si tranquille que je me suis partiellement assoupi rêvant à mes souvenirs d’enfance et mes rencontres avec d’autres aimables bovidés.

Génisse soit qui mal y pense

Le documentaire ou peut-être plutôt le témoignage laisse par son silence toute latitude à l’imagination de se déployer, voire de s’emballer. Notre propension à l’anthropomorphisme nous poussera même à donner des sentiments aux membres de ce troupeau, posant de manière ouverte la question sur nos habitudes de consommation de viande et sur notre usage des animaux de ferme.

Mais M. Gras ne souhaite pas un document à charge, il propose plutôt une pastorale harmonieuse dont le résultat fait plus penser à une installation de musée d’art contemporain qu’à un reportage ou même un film classique. Très contemplatif, il réjouira celles et ceux souhaitant ressentir le quotidien nonchalant du peuple bovin, pour ceux que la sérénité campagnarde laisse froid, ils rumineront sur la temporalité longue de ces animaux et le prochain steak qu’ils dégusteront.

En résumé : vous aimez les vaches? Passez une heure agréable en leur compagnie – vous allez peut-être vous endormir, mais ça vous fera du bien. 

This documentary about cows was a bit of an impulse watch. It was showing at just the right moment, and the film poster was emblazoned with swooning commentaries from the press – it ran the gamut from ‘metaphysical parable’ to ‘poetic manifesto’ – and besides, the cows looked charming. What we got was just over an hour of what I’d best describe as countryside porn, with a downward slide into a heartrending symphony of mooing, as (spoiler alert) calves and mothers were abruptly separated, presumably en route to some dinner plate or another…

... and relax

There is zero narration to this thing. The camera follows the cows as they do some of the things they do best – devour grass, swish their tails, moo, canter about from time to time, and give birth with the least fuss ever. It’s green and pleasant, although it felt all too much like an art installation, and I would have been seriously unimpressed to have shelled out a full price cinema ticket for this thing. It was however extremely relaxing – in fact I’m starting to feel relaxed just remembering the film again now: so perhaps one could take off the final heartrending bits and just have it as a relaxation DVD for stressed out city dwellers? I’m sure I missed the point here. Sorry about that.

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John Carter

In a nutshell: Where one learns that little green men are actually 3 meters high with four arms, and that Mars’s name is Barsoom. John Carter doesn’t revolutionize the fun sci-fi adventure genre but certainly delivers.

A la vision des deux affiches ci-contre et ci-après, le sang de Miss J. ne fit qu’un tour, elle savait que jamais elle n’irait voir un film qui promettait autant que le patronyme de son acteur principal, Taylor Kitsch. D’un goût bien moins sûr j’étais alléché par le réalisateur, Andrew Stanton, dont les oeuvres chez Pixar, Finding Nemo et Wall-E, m’avaient plutôt plu, mais surtout intéressé par l’adaptation d’un classique de la science-fiction anglo-saxonne dont jusqu’alors je n’avais jamais entendu parler.

Edward Rice Burroughs n’évoquait pour moi que Tarzan et j’étais vraiment intrigué par le discours promotionnel du film indiquant que La Guerre des Etoiles, Avatar ou Total Recall s’inspiraient tous des aventures de John Carter, qui fête d’ailleurs avec ce film son 100e anniversaire. Il me fallait le voir, et je réussissais à finir par convaincre Miss J. Bien nous en a pris.

Un jour tu feras la fierté de tous les Kitsch, Taylor, en attendant la feuille recouvre le caillou ... nous irons donc voir John Carter.

On ne dira jamais assez de bien des films dont on attend peu, nous ressortîmes ravis, distraits, amusés, prêts même à ne pas en vouloir au très probable second de ne pas être à la hauteur du premier. Certes, le film est imparfait, on notera quelques scories, quelques acteurs outranciers (Dominic West si tu nous lis …), un air de déjà vu, quelques péripéties inutiles ou redondantes, mais peu importe. Difficile de ne pas se laisser emporter par les grands espaces, l’atmosphère épique et les scènes spectaculaires – j’en ai (presque) oublié que je portais les (inutiles) lunettes 3D, nécessaires aujourd’hui à chaque film dont le but premier tient à vendre du popcorn (soupir).

On suit avec joie les aventures de John Carter, héros sudiste de la guerre de Sécession, se retrouvant, à son grand dam, par un concours de circonstances étonnantes, projeté astralement jusqu’à Mars. Il découvre que la planète est bien plus vivante que l’on pouvait se l’imaginer.

Quand le corniaud local ressemble à ceci, vous savez que la planète est peut-être "trop" vivante.

Partagée entre deux villes états en guerre continue, razziée par les agressifs Tharks, de brutaux et spartiates martiens de 3 mètres de haut et munis de 4 bras, la terre de Barsoom (Mars) a besoin d’un héros et d’un rassembleur. Coup de chance Carter est là. Recoup de bol, il rencontre une princesse locale ce qui lui donne une raison de rester et de combattre. Troisième sérendipité, ce garçon, quoique d’une intelligence au mieux moyenne, a l’énergie du soleil s’il s’agit de se dégourdir les jambes et des talents de combattants hors pairs démultipliés par l’atmosphère martienne qui le rend tout bondissant.

En découlent deux heures souriantes et entrainantes assez classiques où l’astucieux Stanton et son scénariste, l’écrivain Michael Chabon, s’en donnent à coeur joie et proposent, derrière le désormais presque habituel discret message écologiste très policé et la morale sans inspiration à la sauce Disney, des séquences d’action virtuoses et la jouissance de deux gamins emmenant leur héros dépassé, faussement blasé, de jolie princesse en batailles acharnées. De quoi vouloir en savoir plus sur les mystérieux Therns et d’aller se plonger dans les livres de Burroughs. Jules Verne qui s’en dédit !

En résumé : Un film de science fiction plein d’énergie qui se laisse regarder tout à fait agréablement, surtout si l’on ne se prend pas trop au sérieux. 

This poor film has been sliced and diced over at The Guardian. And OK, it’s no masterpiece, but it didn’t deserve to get quite such a royal trouncing. The critiques of unoriginality are a tad undeserved, given that John Carter is an adaptation of an early twentieth century work of science fiction, Edgar Rice Burroughs’ Barsoom series. It might well smack of Star Wars and company, but that’s because it inspired George Lucas – and it might have a soupcon of Avatar, but that wasn’t exactly first out of the box either!

Who wants a cuddle?

I went to watch John Carter without having read up on it, trusting Monsieur D’s enthusiasm, which he couched with the warning that it was likely to be silly. We got a feisty sci-fi adventure with some top-notch special effects, and the odd smattering of Disney smulch, which fortunately didn’t linger too long. It stars the entertainingly named Tailor Kitsch as John Carter, a Wild West gold prospector turned space traveler. On being transported to Mars via a sort of spiritual travel portal, he pings around like a flee thanks to his low gravitational density, and quickly befriends the locals, who, naturally, are at war.

A love interest pops up in the form of beleaguered princess-slash-scientist Dejah Thoris (Lynn Collins), Princess of Helium. She’s being hounded down for marriage with the local warlord, who’s backed up by the godlike Holy Therns, led by the shape-shifting Matai Shang (Mark Strong). It all keeps up a lively pace, with splashes of humour – not least thanks to the immensely likeable alien/dog who adopts John. In its genre, it’s highly watchable and the audience clearly had a good time. The 3D was pleasant enough, if thoroughly expendable.

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Les Infidèles

In a nutshell: Jean Dujardin and Gilles Lellouche gather friends to present various skits about infidelity. Some are successful, others less so, but they are all strikingly and unambiguously moralistic. A movie to go and watch as a couple, to tut together.

Les Infidèles a l’attrait des projets camarades où dans la bonne humeur et l’émulation taquine chacun se pousse du coude et joue avec un plaisir évident au côté des siens. Gilles Lellouche et son ami, la nouvelle vedette interplanétaire, Garden’s John enchaînent avec plus ou moins de bonheur des rôles variés d’hommes explorant, célébrant ou déplorant leur infidélité. Se revendiquant dans la lignée de la comédie italienne à sketch, dont Risi fut avec Les Monstres la figure de proue, les deux acteurs s’en donnent à coeur joie, mais sans jamais atteindre la cruauté ou la justesse sociale de leur modèle. Accompagnés de réalisateurs amis, ils proposent différentes saynètes allant du tragique à la farce mais dont la morale reste très fermement ancrée dans la tradition monogame.

Hors du couple durable point de salut et une galerie de personnages loufoques, minables ou sordides somme toute très consensuels. L’écriture est aimablement lourde mais la charge légère et sans irrévérence. Dujardin et Lellouche font un divertissant numéro sans réelle profondeur.

Un film chorale sympatoche aux notes parfois discordantes

On appréciera le sketch d’Emmanuelle Bercot, central et dramatique, surtout parce qu’il met en scène le couple à la ville Lamy/Dujardin, plus vu si ce n’est au théâtre depuis leur rencontre et le début de leur exceptionnelle carrière dans Un Gars. Une Fille. On rira aussi de bon coeur aux intermèdes brutaux d’Alexandre Courtès, tous présents dans les bandes annonces, seuls réels éclats comiques dans un film qui l’est moins que prévu. On regrettera dans les sketchs de Hazanavicius ou Lartigau un recours au cliché et au déjà vu, uniquement sauvé par le talent de la distribution, nettement réjouie quelle que soit la situation de participer à cette gentille potacherie (Sandrine Kiberlain, Isabelle Nanty  et Manu Payet rayonnent).

Rien de honteux dans ce projet, mais rien de glorieux non plus, un exercice de style attendu où l’on trouve quelques perles et quelques cochons, un en tout cas avec lequel on ne souhaite jamais partager une balançoire.

En résumé : Pour une excellente soirée autour de l’infidélité, soyez fidèle à Jean Dujardin, Gilles Lellouche et leurs amis qui vous feront partager le bonheur d’aller voir ailleurs.

Ah, the dearth of decent uplifting comedies of late… we’ve been scraping the bottle of the barrel these past weeks – and goodness knows, a good comedy or five in the Jan-Feb dip of the year is often just what’s needed to survive until spring. Just in time then, no sooner had Jean Dujardin been blasted into Oscars nirvana for The Artist than something new loomed up from the murky depths of winter 2012: Les Infidèles. Hark, an almost-comedy, let us pounce on it before it schmoozes away! On this occasion, I found it pretty funny, while Monsieur D thought it was mostly dismally sad.

It turns out that this is a ‘skit’ movie, featuring the work of a number of directors – Alexandre Courtès, Fred Cavayé, Michel Hazanavicius (that names sounds familiar) – each with their own takes on the antics of unfaithful husbands. Dujardin features almost throughout, as does his buddy Gilles Lellouche, but there are also appearances from the likes of Manu Payet, Sandrine Kiberlain, and Dujardin’s wife Alexandra Lamy.

Working late at the office again

As this is a series of shorts, the pace varies greatly, from 45-second blasts of pure farce to longer, distinctly more melancholic or aburdity-laden pieces. There is some sharp observation and excellent social satire – not least a short featuring a dentist in his forties who’s having an affair with a student and struggles, lamentably, to keep up with her social life. Another favourite of mine involved the tragic attempts of a small-time manager to hook up during a business congress – lowering his standards by the hour, only for yet more humiliation to slap him down.

And the film is quite morally conservative at heart – not a whole lot of good comes out of these affairs, and when it does, it’s in the form of some kind of marital reconciliation. What’s left is some excellent social observation, some eye-popping moments of farce, and a few memorable storylines – I had a good evening!

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