Monthly Archives: November 2012

Take a Hard Ride

In a nutshell: Blaxploitation and western, in which the music makes more sense than the scenario, with Lee Van Cleef, Fred Williamson and Mlle L.’s prose … this is it, I am taking this Hard Ride into the 3 bucks DVD corner. Hope you’ll join me we might even have a glimpse at a platypus (or not …).

En résumé : Aviez-vous oublié Mlle L., jeunes fripons ? C’est moche, parce qu’elle, elle pense à vous et vous propose un western entre mojito et nunchaku sans l’un ni l’autre, mais vous comprenez l’idée. Alors, en selle, pour une Chevauchée terrible !

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Filed under Western

Dans la maison

In a nutshell: A treat for you guys as we try new things on Franglaisreview. Monsieur J.M. and his wife, Madame Mimi, discuss François Ozon’s latest movie. The famous French director adapted the screenplay from the Spanish writer Juan Mayorga’s play The Boy in the Last Row. As the production states “a sixteen-year-old boy insinuates himself into the house of a fellow student from his literature class and writes about it in essays for his French teacher. Faced with this gifted and unusual pupil, the teacher rediscovers his enthusiasm for his work, but the boy’s intrusion will unleash a series of uncontrollable events.”

Monsieur J.M. et Madame Mimi – Fabrice Luchini et Kristin Scott-Thomas … un débat spéculaire sur l’oreiller.

Monsieur J.M. : Madame Mimi et moi-même avons donc vu le dernier film de François Ozon.

Madame Mimi : – Enfin, il fallait te forcer un peu. Toi qui dis adorer Luchini, ça te gênait de le voir jouer un prof.

Monsieur J.M. : – Pas exactement. Très vite, je me suis aperçu dans mon immense sagacité qu’on quitterait peu l’univers du lycée et de l’éducation nationale ; et bizarrement, j’ai vu assez peu des films réussis sur ce sujet.

– Verdict ?

– Luchini est peut-être très bon en prof, mais c’est une couverture, Ozon filmé Luchini au plus près et se moque avec son consentement de sa posture de vulgarisation littéraire. Luchini moraliste, désabusé, excessif, hyper théâtral, cabotin, fabuliste, pour finir assommé par un volume du Voyage au bout de la nuit.

Madame Mimi et Monsieur J.M. – Scott-Thomas et Luchini … une discussion en miroir avec ou sans lunettes.

– Mais tu lui reproché d’être Luchini ?

– Pas du tout. Mais Ozon intègre à son scénario le personnage de Luchini, et avec malice il décadre un peu de ce qu’on attend de Kristin Scott-Thomas, toujours bourgeoise, pas drôle, pas du tout froide, piquante. Quand Luchini est hyper français, il cherche un ressort de comédie américaine.

– Oui, mais tu noies le poisson. Tu ne dis pas que le ressort dramatique t’a gêné. La fascination du prof pour l’élève jouvenceau.

– Bof. Pour faire passer la pilule du récit, Ozon est surtout obligé d’inventer une classe de nuls avec un surdoué, et cela me gêne. La classe et la diversité des élèves n’existent pas. Tous nuls sauf un.

– Mais ce n’est pas un manifeste républicain ?!!

– Certes. Le récit de l’enfant pervers qui manipule tout le monde pour coucher avec les adultes plus ou moins frustrées, bof.

Monsieur J.M. et Madame Mimi – Luchini et Scott-Thomas … la controverse : critique de cinéma, une position assise ?

– Le film ne raconte pas ça.

– ???

– C’est le prof qui fantasme cette perversité. L’élève veut juste déployer ce qu’il a. Il joue un jeu, mais c’est le prof qui mène cette supercherie et se ment à lui-même. C’est le meilleur aspect du film. Tous ces personnages d’élite qui donnent des leçons et dissertent, cela ne leur sert à rien. Ils ne baisent pas et se font avoir.

– C’est pas démagogique ? Vive le sens du peuple

– Ozon en tout cas essaie de rendre les clichés très triviaux, et la culture contemporaine, si c’est la politique avec des poupées gonflables, cela reste peu subversif.

– C’est son projet ? Où est le subversif ? Dans ce scénario à la Henry James ?

– Presque. Il y a chez James la décadence de la culture et l’ambiguïté, mais il y a une grande complexité du sacrifice et des relations. Ce serait plutôt mettre à l’épreuve la grande corruption de XIXème siècle et les codes de la laideur d’aujourd’hui.

– La laideur des murs des salles de classe ?

– Qui rappelle les couleurs des décors des émissions de télévision. Comme les Z’Amours.

– Et ?

M. J.M. et Mme Mimi – F. Luchini et K. Scott-Thomas … Vivent les causeries au cinéma (Mais chut! Enfin!).

– C’est super moche. Le découpage délibéré de Julie Lescaut et clandestinement le désir comme une maladie secrète. Ou inversement. C’est la limite du film. Ce qui lui manque. Bêtise ou intelligence, culture ou ignorance, force ou subtilité. Tout est binaire. Bien construit, mais binaire. Il n’y a rien qui dépasse et emporté. On reste dans un univers de prof, de bon élevés et de cancres. Cela reste normé. Sauf la fin, mais l’ouverture hitchcockienne est bidon. Appliquée, encore, et superficielle. C’est cela l’amitié, le prof et l’élève dans la jouissance du spectacle de la vie, l’un bienveillant, l’autre cynique (l’élève est forcément cynique).

– Chabrol était très bon pour ça, car il montrait comment tout se déchirait sans peur du grotesque. Subversif mais allant au bout de sa pensée. Ici, les choses sont déchirées depuis longtemps, mais l’aveuglement est maintenu et rien ne se brise vraiment.

– J’ai un très mauvais calembour, Chabrol juste avant la nuit, Ozon juste avant la coupure pub.

– Passons …

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Britain in a Day

In a nutshell: Documentary crafted from submissions by people in the UK. One sees through a series of clips assembled by Morgan Matthews the life of Britons on a particular day, November the 12th 2011 (exactly a year ago, ain’t it exciting!). Interesting at an anthropological level, very poor for any other purpose, looks like an evening of cohesive surfing on YouTube.

La BBC produit d’excellents documentaires et de très intéressantes émissions, les frères Scott (toutes nos condoléances à Ridley), aussi. Mais là … j’y verrai plus une volonté et un effort patriote et ethnologique  que la démonstration d’une qualité cinématographique particulière. A part, peut-être, l’art de la synthèse, celui du montage. En effet Morgan Matthews aidé de Saranne Bensusan a compilé 11’526 clips soit 750 heures de rushes pour les réduire à 90 minutes résumant la vie quotidienne de nos voisins britanniques en un jour banal, le 12 novembre 2011. Le produit fini se voit donc comme le témoignage de 314 volontaires partageant avec nous leur journée, leurs joies, leurs peines, leurs singularités.

Big Ben et tout petit documentaire

Le résultat est plutôt sentimental, peu étonnament assez décousu, et d’un intérêt faible : le clip empêchant une réelle empathie par sa brièveté, et le cadre de l’exercice interdisant une quelconque tension dramatique. Quelques anthropologues trouveront sans doute de quoi illustrer une thèse, quelques historiens le témoignage d’une époque, et les amateurs de YouTube deux ou trois excentricités mémorables, l’ensemble reste pour le spectateur moyen longuet et bien décevant.

En résumé :  Ce documentaire présente des centaines de ‘mini-clips’ de la vie au Royaume Uni filmés par des particuliers le long d’un même jour. Il y a des beaux moments, mais c’est surtout très YouTube

We saw this patchwork BBC documentary at a special screening at the Dinard British Film Festival, the idea for which being that people around Britain had been invited to send in video clips of their lives on the same chosen date: November 12th 2011. This all made for a lengthy avalanche of tenuously interrelated video footage, punctuated by the passing of the hours over the day, and a regular sense that it would be quite nice to find out a bit more about the people being filmed, but that clearly we wouldn’t be.

Here come the mini-clips

Amidst the editorial mishmash a wheelchair-bound man is shown struggling for breath in the hospital where his daughter is due to be married so he can attend the ceremony. We are returned to the scene later for some sparse further glimpses into his day, along with clips of whooping day-trippers dashing down hills, rabid badger watchers, and variably appetizing food preparation shots. A myriad of emotional states flutter down on the viewer like so much confetti.

Whee, hills!

It’s somewhere between anthropologically compelling and desperately navel-gazing. For the majority of the cinema-goers in Dinard, it appeared to have been a painfully unstructured experience with a large side serving of ‘so what’?  In the river of clips on offer, ‘we’ (Britain)  merely go about our daily lives, with snatches of humour, mundanity, crisis, bird droppings, eccentricity… It’s visually eclectic along the lines of a YouTube websurfing session, but with some pleasingly poetic patterns in the editing, and a sense of towering goodwill on the part of the filmmakers. Eminently viewable TV dinner fodder.

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Astérix et Obélix au service de sa Majesté

In a nutshell: It is the week of “take your daughter to work”, since I don’t have any, I’m forced to be creative and had to coerce Monsieur J.M. to lend us his daughter for the blog, the young and charming Miss Juju. We are very proud to publish her first review, followed by her father’s. Miss J’s and mine are below … 4 critics for Asterix n°4! We do spoil you.

Une fois n’est pas coutûme, nous serons 4 à chroniquer un film. Ce sera la jeune et déjà critique Miss Juju qui partagera la première son avis sur Astérix et Obélix au service de sa Majesté, elle sera suivie de son père, Monsieur J.M. puis de quelques mots de Miss J. et moi-même. On ne pourra pas dire qu’on ne vous aura pas gâté.

Les dames et les jeunes filles d’abord …

A vous, Miss Juju :

J’ai vu Astérix (le 4, avec les Bretons et les Normands), c’est le premier que je vois et le film ne m’a pas beaucoup plu. Je n’ai pas trop aimé les gags car je les sentais venir. Les personnages d’Astérix et Obélix ne m’ont pas paru très réussis. Je ne trouve pas Astérix (Edouard Baer) très gentil avec son copain ; j’aurais préféré qu’il soit plus rigolo, et qu’Obélix (Gérard Depardieu) et lui s’adorent tout le temps. J’ai compris certaines allusions pour un public plus âgé, comme quoi ils seraient homos, je n’en ai pas beaucoup vu l’intérêt. Obélix, lui, est “chochotte” avec ses sentiments : c’est exagéré et je n’ai pas ri. Il n’y a que la fin qui m’a vraiment intéressée, quand ils ont commencé à se battre contre les Romains. A ce moment seulement, il y avait de l’ambiance. Mon gag préféré est celui, inattendu, de Pindépis (Atmen Kelif) à la fin ; il dit quand la Reine des Bretons (Catherine Deneuve) demande ce qu’il y a dans la potion magique : “C’est une plante très répandue chez moi : le thé.”

A défaut d’Astérix, Miss Juju sera-t-elle séduite par Goudurix? (réponse plus bas)

Je ne peux pas comparer avec les bandes dessinées puisque je ne les ai pas lues. Mais le film, en lui-même promettait, cela aurait même pu être très bien, mais il n’y avait pas d’action. Les gags étaient mal placés : le gag avec “JC” où les initiales sont celles de Jules César (Fabrice Luchini) aurait pu convenir à une grande scène devant une assemblée, pas une conversation privée avec Astérix. Devant tout le monde, on aurait mieux vu son côté mégalo. J’imaginais Jules César comme un empereur méchant, vraiment cruel ; là, il est surtout bête, stupide et idiot (je sais que les trois mots veulent dire la même chose, mais pour moi, il y a des nuances). On peut être méchant et faire rire, plus dur quand on est idiot.

Mon personnage préféré c’est un peu le chien, Idéfix (qu’on ne voit pas beaucoup, mais pour lequel j’ai de la tendresse), et beaucoup Goudurix (Vincent Lacoste) : il casse complètement l’ambiance avec ses airs de jeune adolecent et ce qu’il dit est plutôt juste. Quand il dit qu’un homme n’est pas qu’une brute épaisse, qu’il peut aussi exprimer des sentiments, c’est vrai ; ce sont des paroles de séducteur, mais c’est bien que quelqu’un de son âge le dise.

Après Clint Eastwood et la chaise vide d’Obama, Miss Juju et M. J.M. avec les chaises vides d’Astérix … plus qu’un instant critique, une politique.

Hi Miss J. M. D. and hello to you all numerous readers of Franglaisreview,

Je ne saurais donner totalement tort à ma fille. J’ai trouvé ça pas terrible du tout, mais pas affligeant : très fade. J’ai eu beaucoup de mal à m’intéresser au film, tant l’ensemble est laid : les effets numériques sont lourds, les couleurs sont plates, il n’y a quasiment aucun effet d’éclairage, aucune couleur ne tranche vraiment, sauf un vert synthétique, de gazon en plastique. On est d’emblée dans le pire de l’esthétique télévisuelle, moins le grotesque.

Peut-être surtout que le film n’est emmené par rien : la recherche du tonneau est une recherche comme une autre, je n’en attends pas un saint Graal, mais au moins un axe, une dynamique. Tout se dégonfle très vite. La mise en scène de Tirard est simple, modeste, mais à force de modestie, elle éteint tout. Pourquoi ne pas laisser les combats dans l’ellipse (comme pour la scène de la taverne, la meilleure du film, à mon sens) ?

Comment ça “dégonflés”?

Cela fonctionne une fois, mais tous les acteurs sont réduits à une seule expression, un seul tic, un geste ou un accent. A ce jeu, Guillaume Gallienne tire son épingle du jeu, faisant très bien et avec constance la seule chose qu’on attend de lui, mais les autres ne sont pas dirigés, ils se contentent de justifier leur présence au casting, entre l’autoparodie (Luchini, Baer) et l’abattage personnel (Depardieu, un peu Lemercier, un peu Deneuve). Alors rien n’avance, et les héros gaulois n’existent qu’à la périphérie, dans des scènes parenthèses (Astérix draguant au pub, par exemple).

Je n’ai vu que l’Astérix de Chabat, mais dans mon souvenir, il s’appuyait sur des genres, des ruptures de ton : un morceau à la James Brown, l’intégration de l’humour Canal dans l’humour de Goscinny ; bref, il y avait du spectacle, de l’accélération, et pas seulement de mauvais jeux de mots. Là, ce qui m’étonne, c’est le bavardage continuel du film, qui s’épuise à enregistrer des accents, des afféteries de ton, bref un côté Guitry, étrange, mais rarement travaillé comme tel.

Pas étonnant que je garde en tête l’expression de sanglier bouilli, et que je ne retiens pas l’odeur piquante de la menthe.

En résumé : Chez les Bretons, on mange mal, il pleut, et on mélange sa syntaxe, n’est-il pas, Obélix? Que les clichés commencent! (Mais ce film se laisse voir quand même).

First and foremost, I was really relieved that this latest cinematic installation of Asterix was not a steaming pile of British boiled cabbage – unlike the fiasco that was Asterix at the Olympic Games. We were lucky enough to see this new release as a – oh lala we’re late writing this up – preview at the Dinard British Film Festival back in early October. The pretext for screening a French production at the festival being that at least half the scenario is lifted from Asterix in Britain (and the other half from Asterix and the Vikings, but who’s nit-picking).

I was very excited to see Valérie Lemercier in the flesh for a brief pre-screening smile-and-wave session, and even more excited to have got a seat in the cinema without having to queue for two hours – an increasing luxury at Dinard. Plot-wise Asterix and Obelix head over to Britain to help out a rebel village against the Romans. They need to get a huge barrel of magic potion through to them before the Brits are defeated by their own rigid tea-time break schedules. It’s a quaint medley of musty British stereotypes conveyed with such gusto and – I’d like to think – affection, that it makes for a chipper, colourful watch, relatively devoid of the crashingly badly thought out cheesiness of the previous Asterix film. Wot wot? (eh?)

Galopons vers la dernière critique, vous avez été remarquablement attentifs ! Une bière chaude ?

Dinard pour nous c’était aussi une avant-première, celle d’Astérix avec une évocation de la taverne du Rieur Sanglier et le plaisir d’apercevoir Guillaume Gallienne et Valérie Lemercier dont la bienveillance et l’humour ont séduit la salle entière. Plutôt que de rapporter nos avis immédiatement ce que feraient deux bloggers sérieux nous avons préféré procrastiner.

Le nouveau film de Laurent Tirard est de la tête et des épaules au dessus de la catastrophe, que dis-je de la lavasse indigne et accablante qu’était le précédent, Astérix aux Jeux Olympiques, néanmoins inférieur à l’excellent film d’Alain Chabat, Astérix et Cléopâtre. Les critiques de Miss Juju et son père soulignent bien les faiblesses de ce film, très plat pour un public adulte et peut-être insuffisamment rythmé pour un public plus jeune, certainement peu sensible aux références cinématographiques, sociales ou (très discrètement) sexuelles insérées dans ce quatrième opus.

Une belle référence à moustache

Fidèles à l’esprit des deux albums – chez les Bretons, Et les Normands -, les co-scénaristes Tirard et Vigneron n’arrivent cependant pas à les marier convenablement tant ils tentent plus qu’à leur tour coiffer une théière d’un casque à cornes. Mais la sévérité de Monsieur J.M. m’apparait plus aigüe que celle que le film mérite. La distribution est solide, et à l’exception de Pindépis (Atmen Kelif grimé en Chanteur de Jazz hindou…) qui m’a mis mal à l’aise tout le long du film – amis colonialistes bonjour -, les acteurs sont bien choisis et plaisants à suivre. Edouard Baer est un Astérix très convaincant, et Gallienne, Luchini, Boon ou Lemercier ont l’abattage suffisant pour faire sourire quelle que soit la circonstance et l’alchimie qui les lient fonctionne.

Bon enfant, familiale, la comédie n’enchante pas mais ne dérange pas non plus, elle convient. Peu audacieuse, elle offre quelques instants sympathiques et drôles et retransmet bien l’affection taquine que nous pouvons avoir pour nos voisins britanniques. Un peu plus de dramaturgie et une mise en scène moins sage ne nuiraient pas à la suite des aventures du petit Gaulois, mais Laurent Tirard, après Le Petit Nicolas, démontre que s’il comprend plutôt bien l’humour de Goscinny, a bien du mal à l’exploiter complètement et à sortir de l’aseptisé et du naïf, espérons pour lui qu’il finira par découvrir sa propre potion magique.

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Wasteland

In a nutshell: Aaaah, Dinard, its festival, its British movies, its lovely rain, helping immensely going from one movie to the next. A favourite of ours: Wasteland, a rather brisk, sleek and clearly on a tight budget heist movie. Not tremendous, but very entertaining.

Difficile cette année de couvrir l’admirable festival du film britannique de Dinard, nos agendas chargés ont permis à Miss J. et moi de nous y rendre pour la troisième année consécutive dans cette ravissante petite ville pour découvrir les meilleurs productions de nos voisins d’outre-Manche. La sélection était en demi-teinte mais Wasteland a su nous divertir.

Le film s’ouvre sur un Harvey (Luke Treadaway) amoché, faisant face à un inspecteur sceptique (Timothy Spall), curieux de savoir comment il pourra expliquer ce qu’il faisait pied-de-biche à la main devant un bar cambriolé, au dessus de Roper, un parrain local comateux, car sa tête avait très nettement rencontré brutalement un objet contondant.

Harvey sait donner de sa personne

Celui-ci raconte alors qu’il est récemment sorti de prison après avoir purgé une peine qu’il ne méritait pas pour possession et trafic de drogue, lui qui n’a jamais approché ce genre de produits. Mais ayant découvert le responsable de cette perfidie, l’infâme Roper bien sûr, il a préparé ses représailles épaulé par trois de ses amis. Ce sera un casse… chacun aura un rôle à jouer.

La mécanique, dynamique et suffisamment élaborée, liée à une excellente distribution où chacun à son moment de gloire, permet de s’attacher aux protagonistes et vibrer pour eux, car leur succès n’est pas forcément garanti. A l’instar de The Usual Suspects, la construction et, donc, le jeu entre le réalisateur et son public séduisent et même si la surprise finale n’est pas à la hauteur du film de Bryan Singer, Rowan Athale sait mener sa barque avec modestie, efficacité et humour, sans pasticher ou reprendre les figures désormais imposées par Guy Ritchie ou Tarantino. On passe donc un moment agréable et on espère que ce genre donnera quelques idées aux jeunes réalisateurs français, qui jusqu’à présent hésitent souvent à chasser sur ce genre de terres.

En résumé : un jeune homme sort de prison après avoir été condamné pour un crime qu’il n’a pas commis. Il cherche la vengeance, et un casse audacieux à souhait s’ensuit. 

Wasteland was definitely one of the stronger films on offer this year at the Dinard British Film Festival. It’s a classically structured heist flick starring Luke Treadaway as Harvey, a young man freshly released from prison who’s dead set on getting his own back on, and a sizable wad off cash off, the northern gangland bully who had set him up for drug possession. He has his work cut out trying to convince three friends on the outside to join him.

These clubs are made for hittin’ and that’s just what they’ll do…

The stakes are suitably daunting and the plot parameters dynamic enough to make you care, while the characterisation and dialogues are burnished with flair and evident relish. Misfit’s Iwan Rheon as Dempsey is a strong, off-beat intellectual counterpart to Harvey, who frequently fades into the background despite being the instigator. Great care is taken over all the characters, and it pays off.

There’s a chipper confidence about the production and a decent pace is set, which ratchets up the tension, while throwing in humour and credible levels of violence, and a thoroughly British underdog-to-cheer-on dynamic. Extremely seasoned heist-viewers may  find the plot trajectory overly well worn, but I was perfectly happy and had a great time.

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