Argo

In a nutshell: “Argo f*** yourself” is what Ben Affleck could have said to the Academy receiving his Oscar for best movie. The film is a bit like the formula: efficient, punchy, humourous, not as original as it wished to bit and a bit rough around the edges, but overall a very decent watch.

Ne parler qu’aujourd’hui d’un film vu il y a bien deux ou trois mois tend à prouver la difficulté à tenir un blog, avoir un métier, des amis, une vie familiale … alors que Franglaisreview s’approche tranquillement des 100’000 visites, mon respect pour les blogs constants et nourris ne cesse d’augmenter. Respect qui a dû grandir parallèlement à Hollywood ou l’une des activités favorites des journalistes étaient de se moquer de Ben Affleck et lui préférer son compère Matt Damon. Le réalisateur a supplanté l’acteur sympathique mais aux capacités mesurées et le “socialite”, dix ans de mariages et trois films l’ont imposé comme un talent sur lequel l’industrie cinématographique peut compter.

Même si niveau lecture, ce n'est pas encore ça, niveau caméra, il se débrouille ...

Même si niveau lecture, ce n’est pas encore ça, niveau caméra, il se débrouille …

Argo raconte l’étonnante histoire de ce groupe d’Etats-Uniens, diplomates à Téhéran, qui s’enfuirent de l’ambassade lors de sa prise en 1979 et allèrent se réfugier chez un très courageux ambassadeur canadien. Mythe national oblige, c’est un agent de la CIA, Tony Mendez, qui alla les chercher utilisant comme couverture la production d’un film de sciences-fiction. Pour ne pas se faire repérer, il construit avec l’aide d’amis hollywoodiens patriotes une coquille présentant une façade officielle à ce projet factice. Mark Twain le disait déjà: “La seule différence entre la réalité et la fiction, c’est que la fiction doit être crédible”. Mendez pourra donc ensuite aller sauver les 6 diplomates en les faisant passer pour l’équipe du film. Le président Carter, encore récemment, soulignait à quel point il avait apprécié Argo, mais que l’interprétation de Ben Affleck ne rendait pas justice au travail et à l’action du Canada, pour lui acteur bien plus important que les Etats-Unis en l’occasion. Peu importe, l’histoire au cinéma est belle et l’absurdité de la situation face à l’ampleur des enjeux interpelle et passionne.

Construit sur un rythme sec, Affleck réussit à trouver l’équilibre approprié entre sourire et tension et fait preuve d’une grande maîtrise dans le montage. La narration est haletante et la distribution solide et distrayante. Goodman ou Arkin (presque) sans cabotiner offrent des moments d’anthologie à une caméra classique mais attentive et aimante. C’est cette énergie qui sauve le film d’un académisme parfois pesant et d’un didactisme manquant parfois de nuances, car ces quelques aspérités sont gommées par l’habileté du réalisateur à nous faire revivre un événement de l’intérieur. Très influencé par Michael Mann, Spielberg et probablement Pollack, Affleck fait preuve d’aplomb, peut-être trop, mais démontre qu’il maîtrise solidement les règles et les standards hollywoodiens. Rien de plus normal qu’il soit alors reconnu et récompensé. Le film est consensuel, mais il est de très belle facture, on comprend le choix de l’académie.

En résumé : Un polar diplomatique qui rappelle que la réalité est souvent bien plus bizarre que la fiction. Ben Affleck se montre un réalisateur doué, et les Oscars le récompensent à raison. 

Ben Affleck’s Argo is based on a real life rescue mission from the 1979 Iranian revolution, when the American embassy in Teheran found itself besieged by furious protesters. Desperate attempts were made to shred the embassy’s documents before it was breached,  but time ran out, and the vast majority of the embassy workers was taken hostage. A lucky few, however, managed to flee the chaos engulfing the premises.

These quivering escapees were given refuge in the Residence of the Canadian ambassador, steadily brewing up a severe case of cabin fever while the CIA wracked its brains as to how to get them out of the country, and the Canadians proved the most stalwart of allies under severely pressing circumstances. The Americans eventually hit on a remarkably left-field approach: to try and smuggle the embassy workers out by passing them off as a science fiction film crew scouting out Iran, of all places, for some decent desert footage.

"Please don't take me to your leader".

“Please don’t take me to your leader”.

The science fiction project is named Argo, and it acquires its own script and press releases with all the professional shizazzle you’d expect from a kosher Hollywood movie project. Once the props are in place, it’s time to get into Teheran and to get the Americans out. Ben Affleck plays operation leader Tony Mendez, the CIA ‘film director’ behind this surreally intricate ruse. Strong performances all round help to keep you on bemused tenterhooks throughout this well crafted portrayal of one of the more astonishing sides of a Middle Eastern diplomatic crisis.

It all makes for an exhilarating watch and its 2013 Oscar success is well deserved – Franglaisreview is indeed grateful to the Oscars for finally giving us the kick up the backside we needed to write our review – for shame, it was on our Top Ten of 2012 and we hadn’t even managed to sit down and explain why we put it on the list. But now, with big props to Monsieur D for leading the fight against this inertia, everything is put to rights. Argo: a film that confirms Ben Affleck’s directorial talents and versatility, and which leaves you hungry for further tales of the unexpected.

2 Comments

Filed under Espionnage, Historique, Thriller

2 responses to “Argo

  1. Bonsoir, j’ai vu ce film à la toute fin de l’année 2012 et j’avoue avoir été très agréablement surprise par cette oeuvre qui reste modeste. Pas d’esbroufe. Il a amplement mérité son Oscar du meilleur film en 2013. Je trouve que Ben Affleck s’est amélioré en tant que réalisateur: je n’avais pas du tout aimé Gone Baby Gone. Bonne soirée.

    • Merci de votre message et de votre avis. Nous avions été plus sensible que vous, en son temps, à Gone Baby Gone, mais je vois que nous nous retrouvons sur Argo. Nous espérons reprendre nos critiques bientôt et vous retrouver alors comme lectrice et commentatrice.
      Bonne semaine à vous.

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