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Malavita

malavita1In a nutshell: Besson’s The Family (Malavita) is like a pita: flat, lacking salt and – I suppose – out of place in a movie theatre. Great cast, terrible script unable to set consistently on a tone, lazy camera work … Besson can do much better than that, or can he?

Quelques mots brefs sur un film qui ne mérite guère que l’on s’y arrête mais appréciant Tonino Benacquista et ayant lu avec plaisir son Malavita il y a quelques temps, la curiosité et la distribution étoilée de l’adaptation bessonienne ont eu raison de mon bon sens.

Lui aussi a vu le film ...

Instantané en sortie de salles …

Luc Besson poursuit sa chute aux enfers et ne fait pas mieux que The Lady, pire il cumule les défauts initiaux du roman avec une réalisation plate, une incapacité à choisir un genre (entre la farce noire et la comédie grand public bon enfant) et une igorance flagrante des qualités de l’histoire originelle qu’il a pu adapter. Résultat : incohérences dérangeantes (la moindre d’entre elle consistant à voir les Français parler anglais entre eux), clichés prévisibles fleurant bon le poujadisme et la francophobie, et pour l’humour, il n’est pas lourd mais pachydermique.

Ringard et s’achevant sur une fusillade inepte, Malavita est cependant trop insignifiant pour que l’on se mette vraiment en colère : à voir pour les amateurs de bocage normand, les fans les plus courageux des grands De Niro, Jones et Pfeiffer ou ceux que les plaisanteries graisseuses et molles réjouissent.

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The Scarface Mob – Les incorruptibles défient Al Capone

In a nutshell: Hitchcock and De Palma as disciples of Phil Karlson’s The Scarface Mob? This daring theory is defended by our own Mlle L. Never afraid of a good controversy. Whether she convinces you or not, remains an interesting take on the Untouchables’ fight against Capone.

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En résumé : Peut-être influencée par l’arrivée sur nos écrans du Gangster Squad de Ruben Fleischer dont elle a admiré le Zombieland, Mlle L. retourne à l’une des sources méconnues de ce genre pléthorique : les Incorruptibles ceux de Phil Karlson, pas de Brian De Palma, qui discute toujours d’ailleurs de faire un prequel à son célèbre opus de 1987. Ca va canarder sec dans le 3 Buck DVD corner.

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Outrage

In a nutshell: Kitano’s 15th movie is harsh, cold and violent, full of yakuzas, and probably demonstrates that the Japanese director is at the end of a cycle. Let’s hope the next one will have more heroes and less cut fingers.

Tout est dans le titre, et peut-être dans l’affiche ci-contre. Kitano nous emmène pour son 15ème film dans une contre-plongée froide et menaçante dans l’univers des yakuzas. L’aventure est brutale: déchaînement de violences, colères, atrocités et actes vicieux et immoraux peuplent les disputes de ces voyous sans foi ni loi. C’est d’ailleurs ce que dénonce le réalisateur, l’abandon des valeurs, la perte si ce n’est de l’honneur au moins de l’histoire sur laquelle s’est construite l’identité yakuza.

La tragédie débute par la volonté d’un chef mafieux, Ikemoto (Jun Kunimura), à se brouiller avec le clan Murase pour plaire à son parrain, sorte de Kim Jong-Il en survêtement chic. Ikemoto demande à l’un de ses vassaux, Ôtomo (Takeshi Kitano) de s’en charger avec ses hommes. Il humilie donc l’un des séides de Murase. L’offense entraînera l’ensemble des yakuzas dans une spirale de violences toujours plus grandes et s’achèvera dans le sang de tous. Kitano parle du tournage d’un Outrage 2 en 2011, si c’est une suite, il est complexe de savoir avec quels acteurs tant le taux de mortalité explose dans le dernier tiers du film.

Taux de mortalité en hausse, illustration

La colère et la pulsion autodestructrice sont deux thèmes chers à Kitano, et avec régularité le réalisateur en faisait la motivation de ses personnages principaux, ici ces passions s’incarnent dans la structure même du film, ce qui peut rendre le spectateur étranger à l’histoire ou hébété par tant de rage froide. Prenant à contrepied ses oeuvres précédentes (Takeshis, Kantoku Banzai, Achille et la tortue), plus méditatives, plus formellement  audacieuses et commercialement catastrophiques, il revisite ses premières amours et premiers succès, soit les sketchs comiques à l’humour douloureux, voire sadiques (en tant que ‘Beat Takeshi’) et les films de gangsters qui firent sa célébrité. Le film présente une guerre des gangs classique au travers d’une série de sketchs cruels, dans lesquels les yakuzas apparaissent plus en rakugokas, en tchatcheurs frondeurs, petites frappes américaines, qu’en impassibles mafieux nippons. Et c’est sans doute là que se trouve la critique de Kitano qui décrit un monde désormais sans règle si ce n’est la seule règle du lucre et du désir de possession. Ces bandits, aux mêmes costumes, mêmes armes, mêmes voitures, mêmes divertissement, interchangeables car si similaires, ne suivent aucun code de l’honneur, et ceux qui le font encore tels Ôtomo sont clairement dépassés, le revolver remplace le sabre, la drogue le jeu, les insultes constantes le respect, et quelle n’est pas la surprise d’Ôtomo quand en visite de pénitence chez son Oyabun (parrain), alors qu’il s’est coupé une phalange, on lui demande de rempocher l’offrande car “cela ne se fait plus”.

Takeshi Kitano se laisse emporter par sa colère car nul n’échappe à son courroux et le spectateur ne peut s’attacher à aucun personnage. Malgré le talent des acteurs (Ryo Kase et Kippei Shiina sont par exemple excellents), le scénario sardonique et la mise en scène sèche ne permettent aucune sympathie pour quiconque  et l’on ressort du cinéma étonné de tant d’acrimonie presque nostalgique, toujours acerbe, souvent vaine.

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Date Night – Crazy Night

In a nutshell: Unfortunately, a not so “crazy night” but it was fairly pleasant to spend ninety minutes with the charming and quirky Fey and Carell and, as for Miss J., with a deadpan shirtless Wahlberg.

Pour nous remettre de nos émotions « kickassiennes », Miss J. et moi nous réembarquâmes dans un film moins bouleversant et notre choix porta sur la gentille comédie américaine Date Night, transformée en Crazy Night pour le public français car les distributeurs comprirent sans doute qu’il était nécessaire d’amener un peu plus de folie et de rythme dans cette petite comédie policière et sentimentale.

Un couple pépère et sans histoire, ou, pour paraphraser Tolstoï, avec la même que toutes les familles raisonnablement heureuses, se désespère de voir un couple ami divorcer et souhaite redonner une bouffée de jeunesse festive et d’aventures à une routine quelque peu terne. D’où l’idée improvisée de quitter leur banlieue et sortir en tête-à-tête dans un chic restaurant new-yorkais. Evidemment sans réservation ils n’y trouvent aucune table. Ils décident alors de se faire passer pour un couple apparemment absent et de prendre leur réservation. Profiter de cette défection leur coûtera cher car les voici désormais cible de policiers corrompus et mafieux en tout genre.

Les Fosters et Miss J. sous le charme de Mark "je pimente ce film" Wahlberg

Si les courses poursuites ont dû pimenter le quotidien de Phil et Claire Foster (Steve Carell et Tina Fey), la comédie est elle-même assez fade et manque justement des épices suffisantes pour que l’on puisse vraiment la recommander. Les péripéties subies par les héros cachent une vacuité scénaristique et une forme de paresse dans la présentation très peu transgressive du modèle de couple états-unien. On voudrait voir Carell et Fey à leur plus outrancier, ou du moins à l’égal de leur étonnant talent comique (The Office ou 30 Rock) révélé à la télévision et l’on se rend compte que le modèle économique hollywoodien interdit désormais aux films d’être plus audacieux que ceux financés pour la télévision.

On sourira devant quelques scènes, notamment celles où apparaissent le musculeux Mark Wahlberg, mais le scénario de Josh Klausner et la réalisation de Shawn Levy sans démériter pêchent par leur manque de punch, de rebondissements et de surprises. Un divertissement oubliable qui pourra vous faire passer un samedi après-midi pluvieux de manière plaisante, mais si vous en voulez plus, organisez votre propre rendez-vous galant ! Un conseil de restaurant ? Mmmm, pourquoi ne pas essayer le Grand Méricourt, La Gazetta ou peut-être même, nuit de folie, Ze Kitchen Gallery ?

En résumé: Steve Carell et Tina Fey démontrent avec panache pourquoi il ne faut jamais essayer de tricher quand on n’a pas bien réservé sa place au resto.

Claire Foster (Tina Fey) and her husband Phil (Steve Carell) are a married with children couple, living in a pert ‘standard romcom’ house outside New York, doing pretty well, careers scrubbing up nicely, kids prancing everywhere. They are spun for a loop, however, when two of their good friends announce they’re getting divorced from each other, one deliriously happily, the other in a life-shattered state of shell shock. Both Claire and Phil start wondering if they haven’t also warped into roommates on the brink of coupledom doom. This has to be prevented. Steve Carell springs into action, books a fancy evening out at You Could Never Afford This Restaurant Nor Indeed Get A Table Here Without Reserving Six Months Ahead, NYC. Except he doesn’t actually book a table. They just turn up, hoping for the best. Well, depending on your definition of ‘best’, it doesn’t go quite as far in that direction as hoped. The table they unscrupulously grab following a ‘no-show’ by another couple turns out to have been booked by people on the run from some bent policemen linked to a dogged criminal outfit of the ‘kill them all’ variety. Cue horrendous mixup. And the absolute imperative to hand over ‘the’ USB key before the Foster’s babysitting arrangement needs transferring into a hasty foster programme.

Look at the verve on that

The rest of the film is spent with the duo redefining their couplehood whilst trying to get out from underneath the instant karma they’ve brought down on themselves by stooping so low as to pose as another couple at a restaurant. Mark Wahlberg facilitates the process, rarely to be seen with a shirt on, which is kind of nostalgically comforting in a ‘they did that on purpose didn’t they’ way. It’s a solid post-marriage-romcom, escapist and silly, and played with verve by the actors, although I’m not sure whether that’s a good thing to say as I was once commented to have written an academic text with that. I felt like it was a nice way of saying that at least my heart was in the right place, and actually that’s what I thought about Carell and Fey in this movie, hm. Verve all the way, baby, Bitter Sweet Symphony style. They do the ‘married roommates’ thing well, without much by way of a spark of noticeable sexual tension. My favourite part of the film involved them trying to escape from the two armed corrupt policemen across the lake in Central Park in a motor boat that goes at about two miles an hour at full throttle. You had to be there, perhaps. Anyway, Monsieur D has recommended some alternative better ideas for a successful Date Night in his review (I back them up), but for my money it’s still worth giving the film a chance, if you’re after a sporadically funny, distracting action romcom, done with a nice bit of verve.

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